Le volume de l’hippocampe il serait diminué chez les patients dépressifs non traités

Le 15 février 2006, par Louis LEVY,

L’imagerie morphologique au travers de l’IRM est à la recherche d’anomalies cérébrales sinon caractéristiques, du moins fréquentes dans la dépression majeure. Les résultats obtenus jusqu’à maintenant laissent quelque peu perplexe, car la concordance entre les études n’est pas de mise. Certes, les régions temporales sont le point de mire des recherches, tout particulièrement l’hippocampe.

Transmis par l’Amicale des médecins coordonnateurs Varois

Certaines études ont ainsi mis en évidence une diminution du volume de cette structure impliquée dans la régulation des processus émotionnels chez des malades dépressifs, comparativement àdes témoins, mais d’autres n’ont révélé aucune anomalie de ce type. Les divergences entre les études pourraient tenir àl’hétérogénéité clinique de la dépression, tout autant qu’aux effets éventuels des médicaments antidépresseurs.

Une étude de type cas-témoins a inclus 24 malades (dont 18 femmes) atteints d’une dépression majeure non traitée, diagnostiquée àl’aide des critères du DSM-IV et 24 volontaires sains appariés selon l’âge et le sexe.

Chez 11 malades, il s’agissait du premier épisode dépressif, tandis que chez les 13 autres, les antidépresseurs étaient interrompus depuis au moins 4 semaines. La sévérité de la dépression a été évaluée àl’aide de l’échelle HAM-D (Hamilton depression rating scale). L’IRM a été réalisée àl’aide d’un aimant de 1,5 Tesla et le volume de l’hippocampe a été mesuré àpartir des images obtenues en recourant au modèle de Cavalieri.

La comparaison intergroupe a révélé une diminution significative de ce paramètre volumétrique chez les malades (p<0,05 versus témoins), tout particulièrement pour ce qui est du volume de l’hippocampe gauche (p<0,05). Une corrélation significative a été en outre mise en évidence entre le volume de l’hippocampe droit et les scores obtenus sur l’échelle HAM-D. Cette étude cas-témoins plaide en faveur d’une réduction significative du volume hippocampique chez les malades atteints d’une dépression majeure non traitée. Pour des raisons bien mystérieuses, c’est l’hippocampe gauche qui serait le plus touché.

Dr Giovanni Alzato

Post-Scriptum :

Par courtoisie de L’A M C V 83

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