Allongement de lespérance de vie au moyen de la restriction calorique chez l´homme mince ? Fontana L et Klein S. Aging, adiposity, and calorie restriction. JAMA 2007 ; 297 : 986-994.

Le 12 mars 2007, par Louis LEVY,

L’âge s’accompagne d’un déclin progressif d’un certain nombre de fonctions, en particulier reproductives, métaboliques, physiques, cognitives.

L’allongement actuel de la survie observé dans l´espèce humaine reste mal expliqué, même si l´amélioration des conditions sanitaires, de l´hygiène, la diminution de la mortalité infantile, le développement des antibiotiques et des vaccins, une meilleure prise en charge de la santé sont probablement les raisons pour lesquelles cette survie a considérablement augmenté.

Pr Philippe Chanson

Durant les 15 dernières années, l´étude des modèles animaux a permis d´accumuler des arguments laissant penser que la restriction calorique permettait d´obtenir une meilleure santé et une augmentation de l´espérance de vie. Qu’en est-il chez l´homme ?

La restriction calorique permet-elle d’allonger l´espérance de vie ?

Partant d’une recherche dans PubMed entre 1966 et 2006, des auteurs américains et italiens ont revu la littérature dans laquelle la prise calorique était reliée l´espérance de vie. La synthèse de leur revue de la littérature conclut àl´absence d´arguments allant dans le sens d´un allongement de la durée de vie maximale ou de l´espérance de vie au moyen de la restriction calorique chez l´homme mince…même si la restriction calorique (aussi bien chez l´homme que chez la femme adulte) est responsable d’un certain nombre d’adaptations métaboliques tout àfait comparables àcelles observées chez les rongeurs ou les singes en restriction calorique, avec en particulier une diminution des facteurs de risque métaboliques hormonaux et inflammatoires pour le diabète, les maladies cardiovasculaires et vraisemblablement le cancer.

A l´inverse, une restriction calorique trop importante est àl´origine d’une malnutrition et a des effets secondaires.

Les auteurs concluent donc que la restriction calorique chez les adultes est àl’origine de modifications métaboliques, hormonales et fonctionnelles bénéfiques mais que la quantité précise de prise calorique ou le degré idéal de masse grasse associés àune santé optimale et àune longévité maximale ne sont pas connus avec précision.

Ils soulignent le risque que pourrait représenter la restriction calorique modérée dans certaines populations spécifiques de patients, en particulier les sujets minces qui ont peu de graisse.

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12 mars 2007
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