la dernière lettre de successfull aging

Le 14 mars 2008, par Louis LEVY,

Brèves

Le square-stepping, un programme d’éducation physique qui a fait ses preuves pour diminuer le risque de chutes.

Le square-stepping est une forme de gymnastique en salle qui fait travailler en priorité le bas du corps. Il se pratique en groupe sous la conduite d’un animateur. Chaque participant est invité àse déplacer sur un tapis rectangulaire de 2,5 mètres sur 1 mètre, sur lequel sont dessinés 40 carrés de 25 cm de côté. Le jeu consiste àse déplacer d’un carré àl’autre selon une séquence imposée. Plus de 100 figures ont été élaborées avec des difficultés croissantes, enchaînant des pas en avant, en arrière, sur le côté, en diagonale, en enjambant 1 ou 2 carrés… Chaque séquence est répétée plusieurs fois jusqu’àen avoir la maîtrise avant de passer au niveau supérieur. Les bénéfices respectifs du square-stepping et de la marche àpied sur le risque de chutes ont été comparés dans une étude randomisée, en double aveugle, chez 68 japonais âgés de 65 à74 ans. Pendant 12 semaines, ils se joignaient soit àun groupe qui pratiquait le square-stepping 2 fois par semaine pendant 70 minutes àchaque séance, soit àun groupe de marcheurs une fois par semaine pour les témoins. Au bout des 12 semaines d’entraînement, le square-stepping a montré sa supériorité sur la marche àpied en terme d’équilibre, de force des jambes, d’agilité et de temps de réaction. Le pourcentage de chutes pendant cette période était de 23,4% dans le groupe de square-stepping et de 33,3% chez les témoins. Les auteurs en concluent qui si l’exercice physique est toujours bon pour limiter le risque de chute, certains programmes comme le square-stepping, le sont plus que d’autres. (Shigematsu R et al J Gerontol. 2008 ;63:76-82) - Bf 1186-2008


Mises àpart leurs atteintes cérébrales, les personnes souffrant de démences ne sont pas en moins bonne santé générale que les autres.

Il peut paraître paradoxal de se demander si les personnes atteintes de démences sont en meilleure ou en moins bonne santé que leurs contemporains. La question pourrait être tournée autrement : mis àpart le fait que leurs fonctions cérébrales soient défectueuses, les patients déments souffrent-ils plus fréquemment de comorbidités que des sujets du même âge qui ont toutes leurs facultés intellectuelles, ou que ceux qui présentent des symptômes de déficit cognitif léger ou mild cognitive impairment (MCI) ? Sur les 349 patients de 85 ans en moyenne admis àl’hôpital gériatrique de Genève entre janvier et décembre 2004, les investigations cliniques ont montré que 46% n’avaient pas de déficit intellectuel, 11% présentaient un MCI et 43% une démence. Dans ce groupe, 40% étaient diagnostiqués comme Alzheimer, 41% avaient une démence mixte et 11% une démence vasculaire. Les tests ADL et IADL mesurant l’autonomie, tout comme le MNA attestant de l’état nutritionnel, étaient inversement corrélés àl’état cognitif, quel que soit le type de démence. En revanche, l’index de comorbidité de Charlson était indépendant de la présence ou non d’une démence ou d’un MCI, àl’exception des personnes présentant une démence vasculaire. Ces dernières avaient un score de comorbidité plus élevé et étaient plus fréquemment hypertendues, hyperlipidémiques et avec des antécédents d’accident vasculaire cérébral, comparativement aux autres. Exceptés une moindre autonomie et un moins bon statut nutritionnel liés àleurs troubles cognitifs, les patients déments ne sont pas en moins bonne santé générale que les personnes du même âge accueillies àl’hôpital. (Zekry D et al. Age Ageing 2008 ;37 : 83-89) - Bf 1187-2008


Le niveau d’éducation àl’âge de 11 ans est prédictif du nombre de dents à79 ans.

En 1998, la proportion d’Ecossais qui n’avaient plus une seule dent en bouche était de 18% chez les seniors. En revenant sur les archives de la cohorte Scottish Mental Survey initiée en 1932, il a été possible de corréler des paramètres de jeunesse au fait de perdre ses dents dans la dernière partie de sa vie. Dans cette étude au long cours, 87 498 Ecossais, nés en 1921 et fréquentant l’école en 1932, ont bénéficié àl’âge de 11 ans d’une série de tests destinés àévaluer leurs performances intellectuelles. Entre 1999 et 2001, une équipe universitaire a pu tester ànouveau 550 survivants de cette cohorte et, àcette occasion, a examiné leur dentition. Dans ce sous-groupe, le nombre moyen de dents était de 15,1 par personne. Le pourcentage d’édentés était de 38,6%. Ceux qui n’avaient plus de dents les avaient déjàperdues à41 ans en moyenne. Avoir à11 ans un niveau d’éducation bas et appartenir àune classe sociale défavorisée étaient les principaux facteurs prédictifs de perte des dents à79 ans. Chez ceux qui avaient encore quelques dents, les facteurs de risque de les perdre étaient l’éducation, le fait d’être un homme et le tabagisme. Aucune corrélation entre le quotient intellectuel déterminé à11 ans et le nombre de dents à79 ans n’a pu être mise en évidence. Plus que l’intelligence en elle-même, ce serait l’acquisition très tôt de bonnes habitudes d’hygiène de vie qui permettrait de conserver une bonne dentition jusqu’àun âge avancé : une raison de plus pour promouvoir l’hygiène bucco-dentaire dès la petite enfance. (Starr JM et al. Age Ageing. 2008 ;37:111-114) - Bf 1188-2008


Une perte de poids involontaire est un facteur de risque de dépendance.

Surveiller les marqueurs précoces de perte d’autonomie est capital pour prévenir la dépendance. Ces marqueurs seront d’autant plus pertinents qu’ils sont faciles àutiliser. Le rapport entre le poids corporel et la perte d’autonomie a été suivi pendant 4 ans dans un groupe de 983 américains de plus de 65 ans, vivant àleur domicile, dans l’état de l’Alabama. Cette cohorte, très équilibrée, comprenait autant de sujets d’origine afro-américaine que de sujets d’origine caucasienne, moitié hommes, moitié femmes, et une répartition équivalente entre la ville et la campagne. Le déclin dans la mobilité et la perte d’autonomie ont été objectivés par la mesure des activités de la vie quotidienne ou ADL et le score LSA, reflet de la mobilité. Les ADL concernent des tâches telles que se laver, s’habiller, se nourrir, aller aux toilettes. L’échelle LSA, construite pour cette étude longitudinale, porte sur les habitudes de déplacements dans 5 environnements : la chambre àcoucher, autour du domicile, dans le voisinage, dans la ville et àl’extérieur de la ville. La fréquence de ces déplacements, le recours aux aides techniques et l’assistance d’un tiers ont été pris en considération pour calculer ce score. Dans cette étude, la perte d’autonomie n’était pas liée àl’indice de masse corporelle, y compris pour les personnes souffrant d’obésité. Une perte de poids non intentionnelle était prédictive d’un déclin rapide, alors que le fait de maigrir de façon volontaire n’avait pas d’impact sur l’autonomie. La surveillance du poids corporel, quelle que soit la corpulence au départ, semble bien pertinente dans le suivi des personnes àrisque de dépendance. (Ritchie C et al. J Gerontol. 2008 ;63 : 67-75) - Bf 1184-2008


Les soins bucco-dentaires des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer sont souvent négligés.

L’impact de l’hygiène bucco-dentaire sur notre état de santé àlong terme est encore sous-estimé. Garder une dentition opérationnelle, avec ou sans l’aide de prothèses, c’est avoir le choix d’une alimentation variée. C’est aussi prévenir les infections d’origine bactérienne qui peuvent avoir un retentissement sur l’ensemble de l’organisme. Les soins quotidiens àapporter… > La suite sur www.saging.com


Prévenir les chutes est une nécessité chez les nonagénaires.

Les chutes sont trop fréquentes chez les personnes de plus de 65 ans. Elles témoignent d’un état de fragilité et doivent être considérées comme un événement grave. Outre le risque fracturaire, la chute a un impact psychologique important. Les sujets ont peur de retomber et perdent confiance en eux. Ils diminuent leurs activités, perdent de l’autonomie… > La suite sur www.saging.com


Actualités

Fumer est-il un passeport pour la démence ?

Il est de plus en plus évident que la prévention des risques cardiovasculaires peut diminuer le risque de démence au cours du vieillissement. Le tabagisme est un de ces facteurs de risque que l’on associe àla démence ainsi qu’aux troubles cognitifs, par le biais des accidents vasculaires… > La suite sur www.saging.com


Consommation de chocolat et densité osseuse chez la femme âgée.

Les fractures sont une grande cause de morbidité chez les femmes âgées. Les principaux facteurs de risque dans cette population sont la faible masse osseuse ainsi qu’une diminution de la masse et de la force musculaire. L’alimentation joue un rôle important dans le développement de l’os et la prévention de l’ostéoporose… > La suite sur www.saging.com


Efficacité en terme de coà»ts et de qualité de vie d’une intervention multidisciplinaire chez des patients âgés, hospitalisés avec un syndrome confusionnel.

Le syndrome confusionnel concerne environ 25% des patients âgés hospitalisés en court séjour. Il est prédictif d’institutionnalisation, de perte d’autonomie pour les activités de la vie quotidienne, de mortalité et de démence. Son retentissement sur la qualité de vie des patients et sur les coà»ts engendrés reste àce jour inconnu… > La suite sur www.saging.com

À propos de cet article

Dernière mise à jour le :
14 mars 2008
Statistiques de l'article :
32 visiteurs aujourd'hui
16890 visiteurs cumulés

Google

La citation du jour

Visiteurs ! Où êtes-vous ?

Map IP Address
Powered byIP2Location.com

Identifiez-vous

Certaines rubriques du site ne sont accessibles qu'aux visiteurs identifiés


mot de passe oublié ?

SPIP 1.9.2c [10268] | BliP 2.4 | XHTML 1.0 | CSS 2.0 | RSS 2.0 | Espace privé
Visiteurs par jour (cumul) : 4355 (3377584)