La dernière lettre de successfull aging

Le 16 avril 2008, par Louis LEVY,

Mercredi 16 avril 2008

Mercredi 16 avril 2008

Brèves

L’inactivité et le tabagisme reste des facteurs de risque de décès prédominant après 70 ans.

Des chercheurs australiens ont évalué l’importance relative de l’état de santé et des comportements sur le risque de décès chez des femmes de 70 ans et plus. Les auteurs ont utilisé les données d’une cohorte de 12 422 femmes participant à l’Australian Longitudinal Study on Women's Health, âgées de 70 à 75 ans lors de l’inclusion en 1996. Après 9 ans de suivi, 18,7% d’entre elles étaient décédées. Les facteurs prédictifs de décès les plus puissants étaient l’état de santé perçu comme mauvais ou moyen en début d’étude, avec 52,3% et 28,0% de décès chez les participantes dans ces deux catégories, respectivement. Seulement 11,5% des femmes qui s’estimaient en bonne santé sont mortes pendant l’étude. Chez celles-ci, les principaux facteurs de risque associés à cette mortalité prématurée incluaient le tabagisme qui multipliait le risque par plus de 2 et le manque d'activité physique. Cette étude illustre une fois de plus tout l’intérêt de la lutte contre la sédentarité et le tabagisme même au-delà de 70 ans.

(Ford J et al. Age Ageing. 2008;37:194-200) - Bf 1196-2008


Les troubles respiratoires du sommeil : un facteur de risque important de déclin cognitif.

Les troubles respiratoires du sommeil et les signes de déclin cognitif sont fréquents chez les seniors. L’objectif de cette étude était d’analyser les liens éventuels entre troubles respiratoires, fonctions cognitives et présence de l’allèle ε4 de l’apolipoprotéine E, au sein de la cohorte féminine américaine SOF (Study of Osteoporotic Fractures). Pour cette analyse, 448 patientes, âgées en moyenne 82,8 ± 3,4 ans, ont été évaluées grâce au MMSE (Mini-Mental State Examination), au Trail Making test B, et par polysomnographie pour les examens du sommeil. Tous les indicateurs de troubles respiratoires du sommeil - l’index d’apnées-hypopnées, l’index d’apnées centrales, la diminution d’oxygénation du sang - étaient significativement associés à des troubles cognitifs mesurés avec le MMSE. En particulier, un index d’apnées-hypopnées ≥ 30 était lié à un risque de déclin cognitif multiplié par 3,4. Chez les femmes porteuses de l’allèle ε4, ce risque était multiplié par 4,6 alors qu’il n’était augmenté que de 50% chez celles qui ne possédaient pas ce trait génétique. Les troubles respiratoires du sommeil constituent bien un facteur de risque majeur trop souvent méconnu de déclin cognitif.

(Spira AP et al. J Am Geriatr Soc. 2008;56:45-50) - Bf 1197-2008


La consommation de lait enrichi en calcium et vitamine D améliore de façon durable la masse osseuse chez les hommes aussi.

Les travaux de recherche sur la santé osseuse portent davantage sur les femmes qui développent plus facilement une ostéoporose que leurs homologues masculins. Cette étude australienne, qui concerne des sujets de sexe masculin, fait suite à un essai qui avait montré que la consommation de lait enrichi en vitamine D et en calcium pendant 2 ans diminuait la perte osseuse chez les hommes de plus de 50 ans. Les auteurs ont voulu déterminer cette fois si l’amélioration de la densité médicale osseuse (DMO) persistait après l’arrêt de la supplémentation. Pour cela, 109 hommes ayant participé au premier travail ont été suivis pendant 18 mois après l’arrêt du lait enrichi. La DMO au niveau de la hanche, du col fémoral, de la colonne vertébrale et de l'avant-bras a été mesurée par absorption biphotonique à rayons X. Après ajustement sur l’âge, la DMO au départ, les apports alimentaires en calcium et le poids, l’amélioration significative de la DMO notée en fin de période de supplémentation au niveau du col du fémur et du poignet (respectivement +1,8% et +1,5%) persistait bien au bout des 18 mois de surveillance supplémentaire. L’amélioration non significative notée au niveau de la hanche totale (0,8%) se maintenait également. Selon différentes enquêtes, 15 à 75 % des personnes de plus de 50 ans consomment entre 600 et 800 mg de calcium/j, alors que les besoins sont estimés à environ 1200 mg. A cette insuffisance d’apport s’ajoute souvent une carence en vitamine D liée au défaut d’exposition au soleil. Ces facteurs aggravent la déminéralisation osseuse liée à l’ostéoporose et augmentent considérablement le risque de fractures. Cette étude montre que la consommation de lait enrichi en calcium et vitamine D peut améliorer de manière durable la DMO des seniors.

(Daly RM, et al. Am J Clin Nutr. 2008;87:771-777) - Bf 1202-2008


De l’insuline intranasale pour traiter la maladie d’Alzheimer.

De nombreuses données laissent à penser que l’insuline aurait un rôle de neuromodulateur au niveau du système nerveux central. Des altérations des taux d’insuline au niveau du liquide céphalo-rachidien et dans les tissus cérébraux, ainsi que des mécanismes de signalisation associés, ont été observés chez des patients qui souffrent de maladie d’Alzheimer. Il était donc logique de tenter une correction des troubles cognitifs de ces patients par un traitement insulinique. La voie intranasale présente l’avantage de permettre un accès très rapide au cerveau tout en limitant les effets périphériques, notamment hypoglycémiants, de l’insuline. Pour cette étude pilote, 13 patients ont reçu matin et soir une inhalation de 20 UI d’insuline et 12 patients un placebo dans les mêmes conditions. Les participants avaient entre 77 et 79 ans et souffraient soit de déficit cognitif léger (MCI) soit de maladie d’Alzheimer débutante. Après 21 jours de traitement, les sujets du groupe insuline avaient des performances cognitives significativement améliorées comparativement au groupe placebo avec de meilleurs scores au niveau de l’attention, de la mémoire verbale ainsi que de leur statut fonctionnel. Selon leurs aidants, plus l’atteinte des malades était sévère, plus le bénéfice était marqué sur le plan fonctionnel. La glycémie à jeun et les niveaux circulants d’insuline restaient inchangés lors du traitement. Ces résultats, pour encourageants qu’ils soient, devront être confirmés par d’autres études de plus grande envergure avant d’envisager une insulinothérapie systématique chez les patients qui présentent des troubles cognitifs.

(Reger MA et al. Neurology.2008;70:440-448) - Bf 1199-2008


Quels sont les indicateurs d’un risque de dénutrition après un accident vasculaire cérébral ?

La prévalence et les indicateurs de perte de poids chez des sujets ayant présenté un accident vasculaire cérébral (AVC) ont été peu étudiés. L’objectif de cette étude suédoise était d’isoler les facteurs prédictifs d’une perte de poids supérieure à 3 kg après un AVC. Trois cent cinq patients (60% d’hommes) de 72,5 ans en moyenne avec un indice de masse corporelle moyen de 25,8 kg/m2 ont été inclus. Le poids a été mesuré à l’inclusion, à 4 et 12 mois, l'hémoglobine glycosylée à l’inclusion et à 12 mois et les difficultés pour s’alimenter à 4 et 12 mois. Les AVC étaient des infarctus cérébraux (89%), des hémorragies cérébrales (7%) ou des hémorragies méningées (4%). La perte de poids moyenne était de 6,6 kg à 4 mois chez 74 sujets (24%), et de 8,3 kg à 12 mois chez 79 patients (26%). Les facteurs prédictifs de perte de poids à l’inclusion étaient la sévérité de l’AVC et un taux élevé d'hémoglobine glycosylée. Les indicateurs associés à une perte de poids à 4 mois étaient les difficultés pour s’alimenter, une préalbumine sérique basse et un état de dépendance. A 12 mois, un antécédent d’hémorragie méningée, une difficulté pour s’alimenter et une préalbumine basse étaient associés à la perte de poids. Les patients qui ont présenté un AVC doivent être régulièrement suivis au plan nutritionnel et recevoir des conseils diététiques adaptés et personnalisés pour éviter la perte de poids et la dénutrition, tout particulièrement ceux qui ont fait un AVC sévère, qui présentent des troubles de la déglutition, une altération du métabolisme glucidique ou une diminution de la préalbumine.

(Jönsson AC et al, Stroke. 2008;39:918-923) - Bf 1198-2008


Une carence en vitamine D est dangereuse pour le système cardiovasculaire.

Si les conséquences d’un déficit en vitamine D sur le squelette sont bien connues, les répercussions sur le système cardiovasculaire sont moins bien documentées. Des études ponctuelles militent en faveur d’une relation entre les niveaux circulants de vitamine D et le risque cardiovasculaire. C’est ce que vient de confirmer un essai longitudinal…
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La calcification de l’aorte est un bon marqueur du risque fracturaire.

La coexistence d’une ostéoporose et d’une calcification des gros vaisseaux a déjà fait l’objet d’un certain nombre de travaux. Une corrélation entre la calcification de l’aorte, la densité minérale osseuse et le risque de fracture a même pu être établie chez la femme ménopausée. Pour savoir si cette relation existait aussi chez l’homme…
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Les oeufs sont-ils mauvais pour le coeur ?

La diminution du cholestérol alimentaire est souvent préconisée pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Si les œufs contiennent bien du cholestérol, on sait peu de choses sur les relations entre leur consommation et le risque d’insuffisance cardiaque. Des chercheurs de Boston ont évalué la consommation d'œufs de 21 275 participants à la Physicians' Health Study I, à l'aide d'un questionnaire alimentaire…
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La consommation de fruits protége de l'athérosclérose carotidienne.

La consommation régulière de fruits et de légumes diminue le risque de maladies cardiovasculaires. Des chercheurs suédois ont voulu approfondir cette relation de cause à effets chez des hommes qui avaient un risque cardiovasculaire élevé et faisaient partie depuis 1972 d’une cohorte, l’Oslo Diet and Antismoking Study. Une enquête alimentaire exhaustive a été réalisée…
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Les facteurs de risque de thrombose veineuse profonde chez le sujet âgé évalués au cours d’une étude multicentrique.

Les thromboses veineuses profondes (TVP) sont fréquentes et sources de complications et de mortalité. De nombreuses études ont démontré le lien entre chirurgie ou pathologie aiguë et augmentation du risque de survenue de TVP. On estime à 16% leur prévalence en Soins de Suite et Rééducation (SSR). Les patients hospitalisés dans ces Soins de Suite correspondent à une population plus fragile avec des facteurs de risque de TVP et une réduction ou une perte de mobilité. Le but de cette étude française multicentrique était de définir les facteurs de risque de TVP dans cette population particulière...
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