Revue de presse brève Successfull aging

Le 3 février 2007

Quelques revues de presse de la lettre de successfull aging. Par exemple :
- L’acide folique pourrait ralentir la perte auditive liée à l’âge.
- Une perte d’audition est fréquente chez les seniors.
- La sensibilité à la lumière de l’horloge interne ne semble pas diminuée avec l’âge.
- Une alimentation de type méditerranéen diminue le risque de démence de type d’Alzheimer. etc.

L’acide folique pourrait ralentir la perte auditive liée à l’âge. Une perte d’audition est fréquente chez les seniors.

Des études avaient déjà montré qu’elle était corrélée à une insuffisance d’apports en folates. Jane Durga et ses collègues du Centre des Sciences de l’Alimentation de Wageningen (Pays-Bas) ont voulu vérifier si une supplémentation en acide folique pouvait ralentir la baisse auditive liée à l’âge. Cette équipe a mis en place une étude randomisée en double aveugle versus placebo.

Entre septembre 2000 et décembre 2004, 728 hommes et femmes, âgés de 50 à 70 ans, ont été recrutés à partir du registre municipal de la banque du sang selon les critères suivants : une concentration en homocystéine plasmatique élevée, un taux plasmatique normal en vitamine B12, et une absence de troubles auditifs. Les participants ont reçu une supplémentation orale journalière de 800 microgrammes d’acide folique ou un placebo pendant 3 ans.

Les seuils auditifs médians étaient de 11,7 dB à l’inclusion pour les basses fréquences et de 34,2 dB pour les fréquences élevées. Après 3 ans, les seuils pour les fréquences basses ont augmenté de 1,0 dB dans le groupe supplémenté avec l’acide folique et de 1,7 dB dans le groupe témoin. Une supplémentation en acide folique n’a eu aucun effet sur le déclin auditif pour les fréquences hautes.

Si la supplémentation en acide folique semble bien ralentir la perte auditive pour la perception des fréquences correspondant à celles de la voix, d’autres études seront nécessaires pour confirmer ces résultats, notamment dans les pays qui consomment régulièrement des aliments enrichis en cette vitamine, comme le Canada ou les Etats-Unis.

• (Durga J et al. Ann Intern Med. 2006 ;146:1-9) - Bf 962-2006


La sensibilité à la lumière de l’horloge interne ne semble pas diminuée avec l’âge.

L’avance en âge est caractérisée à la fois par des modifications de la qualité du sommeil et des rythmes circadiens. A partir d’un certain âge, on a tendance, même lorsqu’on est en bonne santé, à s’endormir et se réveiller plus tôt qu’auparavant. Pour voir si ces troubles sont dus à une moins bonne réponse de l’horloge interne à la lumière, seize personnes de 29 ans en moyenne et 14 personnes de 67 ans en moyenne ont été exposées la nuit pendant 4h à une faible lumière (10 lux) ou à une lumière plus intense (3500 lux).

Le pic de sécrétion de mélatonine a été mesuré les nuits avant et après l’exposition à la lumière. Dans cette expérience, la lumière a retardé de manière analogue le pic de mélatonine chez les sujets de 29 et de 67 ans, que ce soit pour la lumière douce ou plus intense. Ces résultats montrent que pour des intensités de lumière habituellement utilisées en recherche ou en pratique clinique, nous sommes capables d’ajuster nos rythmes circadiens dans les mêmes proportions à 29 et à 67 ans. De plus, la sensibilité à la lumière de l’horloge interne ne semble pas diminuée avec l’âge. La qualité du sommeil et le syndrome des avances de phase liées à l’âge pourraient être ainsi améliorés par des conseils simples comme éviter de rester confiné, faire des promenades pendant la journée, limiter le temps de sieste.

Des séances de luminothérapie pourraient être également recommandées.

(Benloucif S et al. Neurobiol Aging 2006 ;27:1870-1879) - Bf 965-2006


Une alimentation de type méditerranéen diminue le risque de démence de type d’Alzheimer.

Reconnu pour ses effets préventifs contre les maladies cardiovasculaires, le régime méditerranéen est caractérisé par sa richesse en fruits, légumes, légumes secs, fruits secs, pain, huile d’olive, poisson. Il est recommandé aussi de consommer quotidiennement des produits laitiers et de boire du vin en quantité modérée. Nikolaos Scarméas et ses collaborateurs du centre médical de la Colombia University de New York ont récemment recherché un lien entre une alimentation de type méditerranéen et la survenue de la maladie d’Alzheimer.

Ils ont aussi voulu savoir si cet effet éventuel pouvait être expliqué par une action du régime sur les facteurs de risque et les pathologies cardiovasculaires. Pour cela, ils ont recueilli au cours d’un suivi de 4 années les données d’environ 2000 personnes âgées de 76 ans en moyenne et dont 194 avaient développé une démence de type Alzheimer. Ces sujets faisaient partie de la cohorte WHICAP composée de 3436 new-yorkais vivant à domicile et indemnes d’altération cognitive à l’inclusion. L’âge, le sexe, le niveau d’éducation, les caractéristiques ethniques, le génotype de l’apolipoprotéine E, les apports énergétiques, le tabagisme, la comorbidité et l’indice de masse corporelle ont été pris en considération. L’adhésion à ce type d’alimentation a été mesurée à l’aide d’un « score méditerranéen ».

Les sujets étaient classés en trois catégories : adhérence faible (score entre 0 et 3), adhérence moyenne (score entre 4 et 5) et adhérence forte (score entre 6 et 9). Pour chaque point supplémentaire du « score méditerranéen », le risque relatif de maladie d’Alzheimer était diminué de 19 à 24%. Les sujets qui avaient suivi le régime à la lettre avaient un risque de développer une démence de type Alzheimer diminué de 68% par rapport à ceux qui avaient une faible adhérence à ce type d’alimentation. Cette action préventive ne semblait pas s’expliquer par l’effet favorable du régime sur les accidents vasculaires cérébraux, le diabète de type 2, l’hypertension, les cardiopathies ou les anomalies lipidiques.

Le régime méditerranéen aurait un effet protecteur direct cérébral. En effet, certains des anti-oxydants qu’il renferme pourraient contrer le stress oxydatif et l’inflammation impliqués dans la pathogenèse de la maladie d’Alzheimer.

(Scarméas N et al. Arch Neurol. 2006 ;63:1709-17) - Bf 964-2006


Quelle est la durée optimale du traitement de l’ostéoporose par les bisphosphonates ?

Les bisphosphonates sont des médicaments très couramment utilisés dans le traitement de l’ostéoporose. Leurs effets bénéfiques sur la densité minérale osseuse et le risque de fracture sont bien démontrés. La plupart du temps ces traitements sont poursuivis indéfiniment. Or, les bisphosphonates s’intègrent à la matrice osseuse et ne disparaissent qu’avec l’os minéral. Ainsi la demi-vie de l’alendronate serait de l’ordre de 10 ans. Peu de données pertinentes existent en ce qui concerne les durées optimales de traitement avec cette classe de médicaments. Les derniers résultats d’une étude faite chez des femmes de 55 à 81 ans, visant à comparer les effets d’une interruption de traitement pendant 5 ans avec sa poursuite, sont riches d’information.

Il s’agit d’une étude randomisée en double aveugle au cours de laquelle les 1099 participantes ont reçu un traitement par alendronate pendant 5 ans. Elles ont ensuite été réparties en 3 groupes dont deux ont continué ce même médicament à 5 ou 10 mg/j et le troisième a reçu un placebo pendant 5 années supplémentaires. Au terme de l’étude, les femmes qui avaient interrompu le traitement avaient une baisse significative de densité minérale osseuse à la hanche et au rachis, comparées à celles qui avaient continué l’alendronate. Leur densité minérale osseuse demeurait cependant au dessus des valeurs mesurées 10 ans plus tôt.

La même observation était faite pour les marqueurs du renouvellement osseux. Les risques de fractures non vertébrales n’étaient pas différents entre les groupes. Seul le risque de fractures vertébrales avec une signification clinique était augmenté dans le groupe placebo (5,3% pour le placebo versus 2,4% pour l’alendronate). Une interruption pendant 5 années du traitement par ce type de bisphosphonate ne semble pas augmenter de manière significative le risque de fracture chez la plupart des femmes. Il paraît toutefois important d’identifier les femmes à risque élevé de fracture vertébrale (très faible densité minérale osseuse, histoire de fractures vertébrales), chez lesquelles la poursuite du traitement serait recommandée.

(Black DM et al. JAMA. 2006 ;296:2927-2938) - Bf 961-2006


Actualités

L’interdiction de fumer dans les lieux publics entraîne une diminution de l’incidence des infarctus du myocarde.

L’exposition chronique passive à la fumée de tabac est associée à une augmentation du risque d’infarctus du myocarde. Il a été montré aussi que l’interdiction de fumer à l’échelle d’une petite ville (commune d’Helena aux USA de 68 140 habitants) a eu un impact bénéfique sur la survenue d’infarctus du myocarde. Mais il s’agissait d’un petit échantillon avec un nombre d’événements limité. L’objectif de cette étude était de renouveler l’expérience à l’échelle d’une ville plus grande et isolée, afin de limiter les biais éventuels. C’est dans la ville de Pueblo (103 648 habitants) dans le Colorado aux USA, où le nombre de fumeurs est plus élevé que la moyenne de l’état, que ce travail a été réalisé… > La suite sur www.saging.com


Une infection à Helicobacter pylori favorise la dénutrition des patients âgés.

La dénutrition du sujet âgé est bien souvent associée à une perte d’appétit. Les mécanismes de cette anorexie ne sont pas encore totalement compris. Plusieurs facteurs humoraux, présents au niveau de la paroi gastrique, semblent être impliqués dans les mécanismes de régulation de la prise de nourriture. Il s’agit en particulier de la leptine, une hormone anorexigène, et de la ghréline, une hormone orexigène. La présence d’une affection gastrique chronique étant fréquemment retrouvée chez ces patients âgés, une équipe bordelaise s’est intéressée à la relation entre l’infection à Helicobacter pylori, les taux circulants de leptine et ghréline et le statut nutritionnel des patients… > La suite sur www.saging.com


L’ergothérapie peut être très bénéfique pour la qualité de vie des patients déments et leurs aidants.

Les démences et leurs conséquences représentent un coût social et humain très lourd. La qualité de vie des patients est affectée en raison de l’altération de leur autonomie, de leur perte d’initiative et de l’appauvrissement de leurs relations sociales. De leur côté, les aidants souffrent aussi et perdent confiance en eux à cause de leur manque de disponibilité et de leur isolement. De plus, bien souvent, ils jugent insuffisant le soutien qu’ils apportent au patient. Les traitements médicamenteux ne sont pas encore très efficaces pour diminuer les symptômes de la démence et les approches non-pharmacologiques prennent beaucoup de temps ou ne sont pas nécessairement accessibles… > La suite sur www.saging.com

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