Successfull aging du 2 juin 2009

Le 2 juin 2009, par Louis LEVY,

Les enfants de centenaires ont des traits de personnalité favorables à un vieillissement réussi.

Les recherches effectuées sur les centenaires ont montré que leurs descendants ont moins de maladies chroniques que le reste de la population, ce qui contribue à un vieillissement réussi et une plus grande longévité. L’étude sur les centenaires de la Nouvelle Angleterre aux Etats-Unis a été l’opportunité de voir si certains traits de caractère sont plus fréquemment retrouvés chez les enfants de ces personnes à longévité exceptionnelle.

Brèves

La personnalité de 121 hommes et 125 femmes, âgés en moyenne de 75 ans, sans lien de parenté entre eux et tous enfants de centenaires, a été évaluée à l’aide d’un questionnaire spécifique comprenant 60 items. Comparées à une population adulte de 50 ans, ces personnes étaient très extraverties et avaient un faible score de neurotisme ou d’instabilité de caractère. Les femmes se montraient également particulièrement aimables. Ces descendants de centenaires n’étaient toutefois pas plus consciencieux ou ordonnés que le reste de la population et leur ouverture d’esprit et leur curiosité se situaient dans la moyenne. Il est vraisemblable que de tels traits de caractères soient favorables à un vieillissement réussi. En effet, un caractère extraverti est bien souvent associé à un sentiment de bien-être, de vitalité et de longévité. De même, un moindre neurotisme permet de mieux gérer les situations stressantes de la vie, composante jugée également significative pour une bonne qualité de vie. La personnalité apparaît comme un paramètre important à prendre en compte dans les études de longévité et de vieillissement réussi. | |(Givens JL et al. J Am Geriatr Soc. 2009 ;57:683-685) - Bf 1399-2009| | |

La peur de sortir participe à la perte de mobilité.
Ne plus avoir envie de quitter son domicile pour aller faire ses courses ou simplement une promenade est fréquent chez les seniors les plus âgés. Un cercle vicieux risque alors de s’installer : moins ces personnes sortent, plus les difficultés à parcourir une grande distance s’accroissent, et vice et versa. Pour le démontrer, des gérontologues finlandais ont examiné les divers facteurs pouvant être impliqués dans la peur de sortir chez les personnes de plus de 75 ans, ainsi que les conséquences de cette sédentarité sur leur mobilité. Dans cette étude d’observation, 777 sujets de 75 à 81 ans qui vivaient à leur domicile ont été interrogés quant à leur appréhension à sortir de chez eux. Leur aptitude à marcher 500 m et 2 km a été évaluée 2 fois par an pendant 3 ans et demi en moyenne chez 314 d’entre eux. La peur de sortir était rapportée par 65% des femmes et 29% des hommes. Les facteurs les plus souvent associés étaient : un faible niveau socio-économique, des troubles musculo-squelettiques et une marche lente. Un environnement peu favorable tel que des rues en mauvais état ou pentues, ou encore une circulation dense faisaient aussi partie des raisons données. Lorsque les participants ont été examinés 6 mois plus tard, ceux qui avaient peur de sortir de chez eux avaient environ 5 fois plus de risques de présenter des difficultés à parcourir 500 m que ceux qui n’avaient pas d’appréhension. La peur de sortir de chez soi semble bien participer à la perte de mobilité. Trouver les moyens de lever ces inhibitions pourrait permettre de ralentir la survenue de la dépendance.
(Rantakokko M et al. J Am Geriatr Soc. 2009 ;57:634-640) - Bf 1398-2009
Quelles est la consommation d’eau de boisson chez les seniors qui vivent à domicile ?
La consommation appropriée de liquide est la meilleure façon d’assurer un équilibre hydrique adéquat. Certaines modifications physiologiques telles que l’émoussement de la sensation de soif, une diminution du pouvoir de concentration de l’urine ou encore des évolutions dans les comportements, contribuent à exposer les seniors à la déshydratation. Des investigateurs nord-américains ont voulu savoir quelles étaient réellement les habitudes de consommation d’eau chez ces personnes. Ils ont interrogé 2 054 sujets de plus de 65 ans, représentatifs de la population des seniors américains vivant à domicile et en bonne santé. Comparés aux moins de 75 ans, la consommation journalière d’eau diminuait avec l’âge, passant de 38,4 g/kg de poids corporel à 36,5 g/kg entre 75 et 85 ans et 35,7 g/kg chez les plus de 85 ans. Les apports hydriques étaient assurés à 40,8% par les boissons chez les moins de 75 ans, à 38,3% entre 75 et 85 ans et 36,4% après 85 ans. La prise de boisson au moment des repas était semblable dans les trois groupes alors qu’elle diminuait avec l’âge lors des collations. Quel que soit l’âge, c’est en début de journée que les seniors assuraient l’essentiel de leurs apports hydriques, le café étant leur principale source d’eau avec environ 40% de leur consommation journalière. Après 75 ans, c’était les laitages qui arrivaient en seconde position avec près d’un quart des apports quotidiens. Une meilleure connaissance des habitudes et préférences alimentaires des seniors ne peut qu’améliorer la prévention de la déshydratation, en particulier en institution.
(Zizza CA et al. J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2009 ;64A:481-486) - Bf 1397-2009
Le travail de nuit n’est pas très bon pour le squelette.
La sécrétion de la mélatonine est perturbée par le travail de nuit. Ces changements peuvent induire des désordres endocriniens ainsi qu’une altération du métabolisme osseux, suspectée depuis de nombreuses années. Toutefois, aucune étude d’envergure n’avait encore été réalisée pour objectiver le lien éventuel entre le risque de fracture ostéoporotique et le travail de nuit. C’est maintenant chose faite avec la publication des résultats d’une enquête effectuée auprès d’une cohorte de plus de 38 000 infirmières suivies depuis 1988. Au cours de l’étude, 1 223 fractures ostéoporotiques du poignet ou de la hanche ont été rapportées, fractures qui survenaient en moyenne entre 62 et 65 ans. Chez les femmes qui avaient travaillé de nuit (soit un minimum de 3 nuits/mois) pendant au moins 20 ans, le risque de fracture de hanche ou du poignet était augmenté de près de 40%. Ce risque était plus particulièrement majoré chez les femmes minces qui avaient un indice de masse corporelle inférieur à 24 et qui n’avaient jamais reçu de traitement hormonal substitutif de la ménopause. Dans ce groupe particulier, le risque était multiplié par 2,4. Plusieurs hypothèses ont été proposées par les auteurs pour expliquer ce phénomène parmi lesquelles les perturbations hormonales ainsi qu’un déficit en vitamine D. Par ailleurs, il n’est pas exclu que le mode de vie des travailleurs de nuit, bien souvent inadapté, puisse en partie être responsable d’une perte osseuse.
Feskanich D et al. Osteoporosis Int. 2009 ;20:537-542) - Bf 1396-2009
Troubles de la marche et symptômes psychiatriques sont souvent associés chez les patients déments qui ont des hallucinations visuelles.
Les hallucinations visuelles ne sont pas rares chez les patients qui souffrent de démence. Ces manifestations, plus fréquentes chez les sujets avec une démence à corps de Lewy ou chez les parkinsoniens, semblent associées à un déclin cognitif et une perte d’autonomie accélérés ainsi qu’à une mortalité élevée. C’est pour essayer de préciser la relation…
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L’utilisation d’hypnotiques augmente le risque de mortalité.
Les hypnotiques ou somnifères sont une classe de médicaments ayant la propriété d’induire ou de maintenir le sommeil. Leur influence sur la mortalité a été évaluée sur une cohorte de 1 750 hommes et 1 773 femmes de 30 à 65 ans vivant en Suède. Tous les sujets ont répondu en 1983 à un questionnaire postal sur la prise d’hypnotiques, la durée et la qualité du sommeil, l’état de santé général…
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Pour vivre longtemps, modérons notre consommation de viande rouge.
Les habitudes alimentaires de plus de 550 000 américains (322 263 hommes et 223 390 femmes), âgés de 50 à 71 ans à l’inclusion ont été soigneusement notées. Leur consommation de viande a été estimée à l’aide d’un questionnaire de fréquence alimentaire. Les autres variables étudiées étaient : l’âge, le niveau de formation, le statut marital, les antécédents familiaux de cancer, l’origine ethnique…
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La pratique de la sieste affecte-t-elle notre espérance de vie ?
Dans le cadre de la Study of Osteoporotic Fractures, qui inclut 8 101 femmes de plus de 69 ans, des chercheurs américains ont essayé de préciser les relations entre la pratique de la sieste et la mortalité. A l’occasion de la quatrième visite, entre 1993 et 1994, les médecins ont questionné les participantes sur leurs habitudes de sommeil, notamment la sieste. Après un suivi moyen de 7 ans…
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Actualités
Existe-t-il un lien entre le statut martial et la présence d’un cancer colorectal chez les octogénaires symptomatiques ?
L’association entre la présence d’une anémie ferriprive et l’existence d’un cancer colorectal a déjà fait l’objet d’un certain nombre de travaux. Toutefois, la plupart de ces études concernaient des sujets de moins de 80 ans. De plus, la recherche de cancers colorectaux chez les patients âgés était pratiquement toujours effectuée chez des sujets qui avaient une anémie…
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2 juin 2009
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