Successfull aging de juillet 2009

Le 17 juillet 2009, par Louis LEVY,

La lettre mensuelle à parcourir…

Brèves

Les chutes occasionnées par les animaux de compagnie sont plus fréquentes qu’on ne le pense. Les chutes figurent parmi les premières causes d’hospitalisation, tout particulièrement chez les personnes âgées. Parmi les origines des chutes souvent évoquées figure la présence d’animaux de compagnie. Toutefois, il n’existe pratiquement pas de publications scientifiques ayant essayé de préciser le nombre d’accidents réellement imputables aux animaux domestiques. A l’issue d’une enquête réalisée auprès de 66 services d’urgence représentatifs des hôpitaux de l’ensemble du territoire américain, parmi les personnes soignées pour des blessures occasionnées par une chute, plus de 86 000 avaient impliqué un chien ou un chat. Les chiens étaient 7,5 fois plus fréquemment en cause que les chats. Concernant les maîtres de ces animaux domestiques, les femmes étaient 2 fois plus souvent blessées que les hommes. Les fractures représentaient 80% des hospitalisations, les personnes les plus concernées étant celles de plus de 75 ans. Les chutes impliquant un chien avaient lieu le plus souvent au domicile ou tout près de la maison et, dans 25% des cas, tout simplement lors de la sortie journalière de l’animal. Lorsqu’un chat était impliqué dans l’accident, dans 86% des cas il s’était produit à la maison. Dans 9% des cas, la chute était due aux jouets ou objets de l’animal. Le nombre réel de chutes est très certainement sous-estimé dans cette étude puisque seules les consultations aux urgences ont été prises en compte.

(Stevens JA et al. JAMA. 2009 ;301:2436-2437) - Bf 1420-2009


L’impact de la nycturie sur la qualité du sommeil est sous-estimé. La nycturie correspond à une ou plusieurs mictions nocturnes volontaires. La plupart des personnes considèrent ce phénomène comme lié de façon inéluctable à l’avance en âge, et son importance en tant que facteur perturbateur du sommeil est souvent négligée. Des chercheurs américains ont étudié la prévalence de ces mictions nocturnes et leur rôle dans l’auto-évaluation de l’insomnie et la mauvaise qualité du sommeil chez plus de 1 400 personnes, âgées de 55 à 84 ans. Les données ont été obtenues à partir d’un sondage téléphonique mené auprès d’un échantillon représentatif de la population des États-Unis. La nycturie responsable de réveils nocturnes était citée par 53% des sujets comme ayant lieu “toutes les nuits ou presque toutes les nuits”. La douleur, deuxième cause la plus fréquente de réveils nocturnes, n’était citée que par 12% des sujets interrogés. Globalement, la nycturie était associée à une augmentation de plus de 70% du risque d’insomnie ou de mauvaise qualité du sommeil chez ces personnes. Les patients et leur médecin traitant devraient être davantage sensibilisés au dépistage et aux possibilités de prise en charge de ce symptôme gênant.

(Bliwise DL et al. Sleep Med. 2009 ;10:540-548) - Bf 1422-2009


La simple évaluation de l’appétit est une donnée très utile. Des chercheurs israéliens ont étudié les relations entre l’alimentation, la dépense énergétique et la mortalité en suivant pendant 9 ans près de 300 participants âgés de 70-82 ans appartenant à la Health, Aging and Body Composition study . Les paramètres de suivi incluaient les apports nutritionnels évalués par un questionnaire de fréquence alimentaire, un indice d’alimentation saine, l’appétit et le plaisir de manger. La dépense énergétique quotidienne a été calculée par méthode isotopique. Les données de mortalité, toutes causes confondues, ont été colligées pendant tout le suivi. Par rapport aux sujets qui avaient la dépense énergétique la plus basse, ceux qui étaient les plus actifs étaient surtout de sexe masculin, avaient un meilleur appétit, des apports énergétiques et un indice de masse corporelle plus élevés, étaient plus souvent mariés et avaient des niveaux d’IL-6 et de CRP plus hauts. Les participants ayant l’alimentation la plus saine avaient de meilleurs scores aux tests cognitifs et un niveau d’éducation plus élevé. Les personnes qui annonçaient une amélioration de leur appétit au cours du suivi ainsi que celles qui considéraient avoir bon appétit avaient un moindre risque de décéder, même après ajustement sur les facteurs de confusion. Ces résultats sont utiles en pratique clinique, puisqu’une simple question sur l’appétit peut donner des informations importantes sur le risque de détérioration et de mortalité des sujets de plus de 70 ans.

(Shahar DR et al. J Nutr Health Aging. 2009 ;13:414-420) - Bf 1423-2009


La prise continue d’antihypertenseurs réduit le risque de démence. L’hypertension est responsable de lésions des parois artérielles, notamment cérébrales, avec pour conséquences un risque accru d’accident vasculaire cérébral et de déclin cognitif. Différents travaux de recherche ont montré que les traitements antihypertenseurs avaient un effet protecteur sur les fonctions cognitives y compris dans le cas de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, l’effet bénéfique des traitements antihypertenseurs sur la durée est mal connu faute d’études suffisamment longues. Dans la Rotterdam Study, les relations entre la durée du traitement antihypertenseur et le risque de démence ont été étudiées sur 6249 sujets. Les participants, âgés de 68 ans en début d’étude, ont été suivis pendant 8 années au cours desquelles 527 d’entre eux ont développé une démence. Par rapport aux personnes n’ayant jamais utilisé d’antihypertenseur, celles qui en avaient pris présentaient moins de démence. Cette réduction du risque de démence était de 8% par année d’utilisation pour les personnes de 75 ans ou moins, et de 4% pour celles de plus de 75 ans. Des résultats similaires ont été retrouvés pour les différentes classes d’antihypertenseurs dans le sous-groupe de patients atteints de maladie d’Alzheimer.

(Haag MD et al. Neurology. 2009 ;72:1727-1734) - Bf 1424-2009


Un faible taux de cholestérol LDL est aussi un facteur de risque de transformation d’AVC ischémique en AVC hémorragique. Une relation entre de faibles niveaux circulants de cholestérol et un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC) hémorragique a été mise en évidence au cours de plusieurs études épidémiologiques. Si l’on en croit les résultats d’un travail récent, la transformation hémorragique dans les suites immédiates d’un AVC ischémique pourrait également être influencée par la cholestérolémie…
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L’hypercyphose augmente la mortalité, indépendamment du nombre et de la sévérité des fractures vertébrales liées à l’ostéoporose. Les hypercyphoses, ou courbures excessives du rachis, ont été associées à un risque accru de décès. Une altération de la fonction respiratoire pourrait être à l’origine de ce surcroît de mortalité. Les fractures vertébrales étant également un facteur de risque de décès, il est difficile d’établir la part respective de chacun de ces paramètres lorsqu’une hypercyphose est associée à l’ostéoporose…
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Artériopathie des membres inférieurs et perte minérale osseuse avec risque de fractures sont associés. De nombreux patients âgés souffrent à la fois d’ostéoporose et d’artériopathie. Par ailleurs, une relation inverse entre la densité minérale osseuse et une calcification des gros vaisseaux a déjà été décrite par certains auteurs. Mais existe-t-il réellement une relation de cause à effet entre ces maladies ? Les données collectées au cours de l’étude prospective multicentrique…
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Actualités

La goutte touche de plus en plus de personnes âgées. Les enquêtes les plus récentes montrent une augmentation de la prévalence de la goutte chez les seniors. Ce phénomène est en grande partie attribué aux changements de mode de vie : alimentation plus riche en purines, obésité, hyperlipidémie, incidence croissante du syndrome métabolique, mais aussi à l’allongement de la durée de vie ainsi qu’aux pathologies associées telles que l’insuffisance rénale et la prise de diurétiques…
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Les médicaments anti-hypertenseurs ont-ils un effet protecteur sur les lésions cérébrales de la maladie d’Alzheimer ? L’hypertension artérielle (HTA) est associée, selon plusieurs études, à une incidence accrue des démences et notamment de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, les différents essais thérapeutiques avec des médicaments anti-HTA n’ont pas montré d’efficacité incontestable dans la réduction du risque de maladie d’Alzheimer…
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17 juillet 2009
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