Sucessfull aging septembre 2009

Le 2 septembre 2009, par Louis LEVY,

La lettre de Successful Aging Edition - Cliquez pour acceder au site www.saging.com

| Mercredi 2 Septembre 2009 | | Brèves | || | La vie maritale, c’est bon pour les neurones. | |Il est désormais banal de dire que le nombre de malades atteints de démence ne cesse d’augmenter en raison essentiellement du vieillissement général de la population des pays développés. Sa prévalence estimée aujourd’hui serait d’environ 15% chez les plus de 80 ans et de 25% au-delà de 85 ans, avec une prédominance pour la maladie d’Alzheimer. De nombreux travaux ont montré qu’un mode de vie très actif sur le plan physique et intellectuel ainsi qu’un engagement social important contribuaient à ralentir le déclin cognitif plus tard dans la vie. Quelques investigateurs se sont aussi intéressés au rôle du statut marital, mais sur des périodes d’observation relativement courtes. Tout récemment, une équipe scandinave a suivi une cohorte de 2 000 personnes, recrutées à partir de 1972 alors qu’elles avaient en moyenne 50 ans, en s’intéressant tout particulièrement à l’évolution de leurs performances cognitives en fonction de leur vie sociale. L’examen final a été réalisé lorsqu’elles avaient entre 65 et 79 ans. Les personnes célibataires, séparées ou veuves en milieu de vie avaient plus de risque de souffrir de problèmes cognitifs plus tard, comparées à celles qui étaient en couple. Le risque de maladie d’Alzheimer était multiplié par 8 chez les personnes veuves et qui l’étaient restées, comparées à celles qui vivaient à deux. Le risque le plus élevé était observé chez celles qui étaient porteuses de l’allèle epsilon-4 de l’apolipoprotéine E, un trait génétique connu pour favoriser la survenue de la maladie d’Alzheimer, et qui avaient perdu ou quitté leur partenaire avant la cinquantaine et étaient restées seules ensuite. Les exigences de la vie en couple constitueraient un stimulus social bénéfique au même titre que les autres activités physiques ou intellectuelles. | |(Håkansson K et al. Brit Med J. 2009 ;339:b2462) - Bf 1434-2009|


Prendre du poids après 50 ans augmente le risque de handicap, surtout chez les sujets déjà obèses.
Si on sait que l’obésité altère le statut fonctionnel, qu’en est-il de la fluctuation de poids après la cinquantaine sur l’autonomie ? Des chercheurs italiens ont analysé les relations entre une perte ou un gain de poids et la prévalence du handicap chez près de 3000 sujets de plus de 65 ans issus de la Progetto Venetto Anziani Study. La perte d’autonomie, définie par la difficulté à réaliser au moins une activité de la vie quotidienne comme se laver, s’habiller ou manger a été corrélée à l’indice de masse corporelle. Entre l’âge de 50 ans et le moment où les sujets sont entrés dans l’étude, 30,6% des hommes et 38,7% des femmes ont grossi de plus de 10%. Parmi les sujets qui avaient un indice de masse corporelle considéré comme normal à 50 ans, ceux dont le poids avait augmenté de 5 à 10% multipliaient par 1,5 leur risque d’être plus handicapés à 65 ans. Dans l’autre sens, une perte de poids de plus de 10% après 50 ans était fortement liée à une altération fonctionnelle. Chez ces derniers, les maladies chroniques comptaient pour beaucoup dans cette relation. Chez les participants obèses vers l’âge de 50 ans, une augmentation de poids comprise entre 5 et 10% multipliait le risque de perdre son autonomie par 2,4 et ceux qui grossissaient de plus de 10% voyaient ce risque multiplié par 2,6. En revanche, les sujets obèses qui perdaient du poids n’étaient pas plus à risque de présenter un handicap plus tard dans la vie. Prendre du poids après 50 ans augmente donc le risque de perte d’autonomie, surtout chez les sujets déjà obèses.
(Busetto L et al. J Am Geriatr Soc. 2009 ;57:1015-1021) - Bf 1436-2009

Testez vous-même vos performances cognitives grâce au TYM.
Les différents tests de dépistage des troubles cognitifs ne sont en général pas adaptés pour une utilisation par un non spécialiste, voire pour faire un autodiagnostic. Le TYM (Test Your Memory) est un nouvel outil développé par des chercheurs de Cambridge. Il est composé d’une série de 10 épreuves évaluant l’orientation, la capacité à recopier une phrase, la sémantique, le calcul, l’expression orale, le raisonnement analogique, la dénomination, les capacités visuo-spatiales, la mémoire d’une phrase recopiée. Le score maximum est de 50 points. Ce TYM a été évalué chez 540 sujets témoins, âgés de 18 à 95 ans, sans antécédent neurologique ou problème cognitif. Le test a également été soumis à 139 sujets appariés sur l’âge et présentant un trouble cognitif léger de type MCI ou une démence de type Alzheimer. Les résultats ont été corrélés au mini-mental state (MMS) et au Addenbrooke’s cognitive examination revised (ACE-R). Les sujets qui n’avaient aucune altération cognitive ont mis environ 5 minutes à compléter le test et leur score moyen était de 47. Ceux qui présentaient une démence ont mis davantage de temps à le réaliser et ont obtenu un score moyen de 33. Le score des sujets MCI était de 45. Le TYM permettait d’identifier 93% des sujets atteints de maladie d’Alzheimer, alors que le MMS en dépistait seulement 52%, suggérant que le TYM est un test plus sensible. Le TYM a aussi l’avantage d’être plus rapide que le MMS ou le ACE-R et d’explorer davantage de domaines cognitifs. D’autres études tenant compte des différences culturelles seront toutefois nécessaires avant que le TYM puisse être utilisé à grande échelle pour dépister les malades Alzheimer.
(Brown J et al. BMJ. 2009 ;338:b2030) - Bf 1439-2009

La qualité de vie est altérée par le syndrome des jambes sans repos.
Le Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR) est une sensation désagréable dans les jambes obligeant la personne qui en souffre à bouger. Il survient surtout en soirée ou pendant la nuit, perturbe le sommeil et peut entraîner dans la journée somnolence, fatigue, manque de concentration, irritabilité, voire syndrome dépressif. La polysomnographie permet d’identifier ce type de trouble par un enregistrement au cours du sommeil de plusieurs variables physiologiques dont notamment le rythme respiratoire, le rythme cardiaque, l’électroencéphalogramme ou l’électromyogramme. Dans cette étude, les troubles du sommeil liés au SJSR ont été analysés par cette technique chez 3 433 personnes de plus de 55 ans. Un auto-questionnaire recherchait les symptômes du SJSR, conformément aux critères diagnostiques du National Institute of Health. Ces symptômes devaient survenir au moins 5 fois par mois et entraîner un retentissement psychologique au moins modéré. La qualité de vie était évaluée par l’échelle SF-36. Les enregistrements ont été réalisés à domicile. L’analyse des résultats a pris en compte divers facteurs de confusion dont les données démographiques, l’état de santé et l’index d’apnées-hypopnées. Les sujets avec SJSR avaient une latence moyenne d’endormissement augmentée et un sommeil plus fragmenté que les témoins sans SJSR. Cette latence d’endormissement augmentait proportionnellement à la fréquence du SJSR. En revanche, les durées relatives des différents stades du sommeil n’étaient pas perturbées par ce syndrome. Les sujets atteints de SJSR rapportaient une moins bonne qualité de vie mentale et physique, même chez les personnes dont les symptômes étaient relativement peu fréquents.
(Winkelman JW et al. Sleep. 2009 ;32:772-778) - Bf 1440-2009

Fragilité et maladies cardiovasculaires sont souvent intimement liées. | |La fragilité est un syndrome gériatrique qui correspond à une vulnérabilité accrue à tout facteur de stress. Cette situation est plus en lien avec l’âge biologique qu’avec l’âge chronologique. Les patients fragiles sont particulièrement exposés aux maladies cardiovasculaires ainsi qu’à un risque de complications majoré. Compte tenu des conséquences en termes de prise en charge…
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Quel que soit l’âge, une prévention secondaire médicamenteuse s’impose après un AVC.
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent un problème de santé publique important en raison de la mortalité associée et des séquelles parfois lourdes, telles que l’hémiplégie ou l’aphasie. Au vu du risque élevé de récidive après un premier épisode d’AVC, un traitement préventif s’impose le plus souvent. Les objectifs de cette enquête réalisée auprès de médecins généralistes anglais étaient de déterminer si la prévention secondaire…
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Les nuisances environnementales augmentent le risque d’hospitalisation pour pneumonie.
L’incidence et la gravité des pneumonies augmentent avec l’âge et sont une cause fréquente d’hospitalisation. Les facteurs de risque environnementaux d’hospitalisation pour cette pathologie ont été étudiés chez 717 sujets de plus de 65 ans hospitalisés pour une pneumonie entre septembre 2002 et avril 2005. Ces données ont été comparées à celles provenant de 867 sujets témoins du même âge. Le risque d’hospitalisation…
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Les personnes qui souffrent d’un déclin cognitif léger sous-estiment certaines de leurs difficultés intellectuelles.
Les personnes qui présentent un déficit cognitif léger (MCI) peuvent évoluer vers une maladie d’Alzheimer. Le fait de ne pas se rendre compte de ses propres difficultés est un facteur prédictif d’évolution vers la maladie. Des investigateurs américains ont regardé si les sujets qui avaient un MCI avec troubles de la mémoire, ou MCI amnésique, étaient conscients du retentissement fonctionnel de leurs troubles cognitifs…
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Actualités

|| | Un syndrome confusionnel accélère le déclin cognitif des patients Alzheimer. | |L’identification de tout facteur susceptible d’accélérer le déclin cognitif est important en termes de prévention pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Si de nombreux facteurs non modifiables ont un impact négatif sur la maladie, il reste possible d’agir sur un certain nombre de situations interférant avec l’évolution de ce syndrome démentiel. Les états confusionnels pourraient en faire partie…
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La prévention des accidents vasculaires cérébraux ischémiques chez les patients âgés en fibrillation auriculaire nécessiterait l’introduction d’un anticoagulant plutôt que d’un anti-aggrégant plaquettaire.
La prévalence de l’arythmie cardiaque par fibrillation auriculaire (ACFA) augmente avec l’avance en âge et constitue un facteur de risque indépendant d’accident vasculaire cérébral ischémique (AVCI). La prise d’anticoagulants oraux diminue ce risque de façon plus significative que la prise d’anti-aggrégants plaquettaires ou que la prise d’un placebo…
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La fréquence des troubles du rythme cardiaque nocturnes est corrélée à la sévérité des apnées du sommeil.
Les apnées du sommeil constituent un trouble relativement fréquent dont l’incidence augmente avec l’âge et avec certaines maladies. Elles entraînent une hypoxie et une activation du système sympathique d’autant plus importantes que les arrêts respiratoires sont sévères. Les complications cardiovasculaires associées à ces apnées sont nombreuses et le risque de mortalité, toutes causes confondues, significativement augmenté…
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2 septembre 2009
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